Mythes et Légendes
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Entrez dans le monde phantastique des chevaux de légende... |
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Je me suis aidée de ces ouvrages, en particulier pour l'aspect mythologique : - Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, 1996 - Marc-André Wagner, Dictionnaire mythologique et historique du cheval, 2006 |
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Sa présence est attestée pour la première fois chez l'auteur grec Clésias, vers 389 AC. Chez les anciens, on croyait très fort au pouvoir guérisseur de la poudre qu'on pouvait fabriquer à partir de leur cornes... elle permettait de ralentir les poisons et de purifier le corps. |
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| Dans certains pays, on la dit douce et peu farouche, facile à admirer et à caresser. Dans d'autres, on la dit au contraire sauvage et indomptable, fuyant l'homme le plus possible. | ||
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Pégase : Son nom vient du grec πηγή / pêgế, « la source » : "Pégase est censé avoir fait jaillir, en frappant de son sabot le mont Hélicon, demeure des Muses, la source Hippocrène, où s'abreuvent les poètes" (Wikipédia). Cheval mythologique, il serait jailli du sang de Méduse, lorsque Persée lui coupa la tête. Une autre tradition le dit fils de Poséïdon, de même que l'était Méduse. Il porte le tonerre et les éclairs de Zeus. |
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Il aurait été capturé par Bellérophon, aidé en songe par Athéna. Il s'en servit dans son combat contre la Chimère. Cependant, quand Bellérophon voulut rejoindre l'Olympe sur le dos du mythique destrier, Zeus s'irrita. Il envoya un taon géant pîquer Pégase, qui désarçonna son cavalier, avant de rejoindre le ciel et de devenir une constellation. |
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| Il est symbole de la poésie et "ami" des poètes. | ||
| Bucéphale : C'est sur le dos de ce fidèle étalon noir, descendant des juments de Diomède, qu'Alexandre le Grand dirigea ses armées. Leur histoire d'amour hors du commun est entrée dans la légende. Boukephalos en macédonien signifie "tête de boeuf". | ![]() |
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L'histoire raconte que Bucéphale, indomptable, avait une peur panique de son ombre. Alexandre le comprit, et lui seul réussit à le monter, en le maintenant face au soleil. Cet exploit aurait fait dire à son père: "Mon enfant, cherche un royaume à ta mesure. La Macédoine n’est pas assez grande pour toi." |
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| Après sa mort, Alexandre en fit un dieu. Sur sa tombe, il fonda une ville, Boukephalia, ce qui montre la démeusure de son amous pour sa monture. | ||
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Les juments de Diomède : Diomède était le fils du dieu de la guerre, Arès. Il était aussi roi de Thrace. Il possédait, dit-on, quatre juments, dont la particularité était de se nourrir de chair humaine. Diomède leur donnait en pâture les naufragés qui arrivaient sur l'île. | |
| La version la plus connue, celle de Diodore de Sicile, raconte comment Hercule, à son huitième travail, fut envoyé pour capturer ces juments. Il leur aurait donné à manger leur propre maître, Diomède. Rassasiées, elles seraient devenues douces et dociles. | ||
| Le cheval noir de l'Islet : Légende traditionelle canadienne. Elle évoque "Satan constructeur d'église". A Islet, il y eut d'abord une petite chapelle. Bientôt arriva au village M. Panet, le nouveau curé. Il avait pour mission de faire construire une église. Cependant, il manquait de chevaux pour tirer les pierres. Pendant la nuit, il reçut en songe Notre Dame du Bon Secour, qui lui annonça l'arrivée d'un cheval à sa porte au matin. Sa seule mise en garde fut de ne JAMAIS le débrider. C'était en 1768. | ||
| Charlot prit la charge de cette magnifique bête, qui tira sans peine un poids qu'aucun autre cheval n'eût pu tirer. Un jour, il fut remplacé au travail. L'homme, sûr de lui et peu prudent, débrida l'étalon pour le faire boire lorsqu'il traversait une rivière. Alors le diable, car c'était lui, s'échappa et s'engouffra dans une caverne proche. Dès lors, pour se venger, il effraie et tue les passants (près de la grotte). | ||
| Les korrigans : Nés d'une légende bretonne, les korrigans sont des êtres farceurs miniatures, s'apparentant aux lutins. Ils sont fins connaisseurs en matière de chevaux, et aiment tout particulièrement les chevaux de course. Ils ont deux natures : l'une drôle, l'autre vengeresse. | ||
| Dans les écuries, il arrive que l'on retrouve les meilleurs chevaux, au matin, les crins tressés. Les supersticieux racontent que les korrigans étant petits, ils tressent les crinières pour se faire des étriers et chevaucher toute la nuit. | ||
| Sleipnir : Légende scandinave. Après une guerre contre les géants, les dieux d'Ásgard, affaiblis, cherchaient un moyen de se protéger pour le futur. Un géant leur proposa de construire une forteresse imprenable. |
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| Les dieux, poussés par Loki - géant devenu dieu près d'Odin - acceptèrent l'offre. La seule condition fut que le travail soit effectué en moins de trois ans. | ||
| Les travaux avançant plus vite que prévu, Loki, se sentant coupable, espionna le géant et découvrit que celui-ci utilisait un étalon gris, Svadilfari (esclave), pour transporter le matériel. | ||
| Il ne restait que trois jours avant la fin du temps imparti, et le géant était presque au terme de sa tâche. Pendant la nuit, Loki se transforma en jument et attira Svadilfari hors du chantier. Le cheval, épuisé, ne put accomplir sa tâche au matin. | ||
| Loki répéta la manœuvre les deux nuits suivantes, et le géant du s'avouer vaincu. Plus tard, Loki donna naissance à un poulain octopode nommé "Sleipnir" qui devint ensuite la monture d'Odin. | ||
| Sleipnir signifie planeur. Il est le plus rapide des chevaux et peut se déplacer sur la mer comme dans les airs. Odin s'en sert surtout pour traverser le pont Bifröst qui mène à la troisième source d'Yggdrasil, là où a lieu le conseil des dieux. Sleipnir serait une sorte de lien, ou de passage, entre les deux mondes. | ||
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Ixion et les centaures : Dans la mythologie grécoromaine, les centaures sont des animaux fantastiques, mi-homme mi-cheval. Il excellaient dans le maniement des armes de jet, étant tout particulièrement doués au tir à l'arc. Les légendes les disent capables du meilleur comme du pire, à l'image de l'homme. |
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| Pour les Grecs, la plupart des centaures symbolisent les vices de l'homme, concupiscence et ivresse en particulier. Homère les désigne comme des "bêtes", sauvages ou velues (Iliade,I, 268 et II, 743). Ils avaient aussi une fâcheuse tendance à enlever les femmes humaines, ce qui entraîna, entre autres, la guerre des Lapithes. | ||
| La légende raconte qu'Ixion prit pour épouse Dia, fille de Déionée. Après le mariage, il refusa d'apporter les cadeaux à son beau-père. Déionée, enragé, lui confisqua ses chevaux. Plus tard, Ixion invita son beau-père pour une réconciliation. Mais lorsque celui-ci arriva au palais, Ixion le poussa dans un fossé rempli de braises. Il y périt dans d'atroces souffrances. | ||
| Personne ne voulut le purifier pour ce crime, et , poursuivi par les Erinyes, il sombra peu à peu dans la folie. Zeus le prit en pitié, le purifia et le convia à sa table. Ixion, ingrat, tenta de séduire Héra. |
Centaure Furietti |
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| Cependant, Zeus avait deviné ses pensées. Il façonna un nuage à l'image de la déesse, et c'est à lui qu'Ixion s'unit. Le prenant par surprise, Zeus demanda à Hermès de le flageller et de l'attacher à une roue enflammée qui tournerait sans cesse dans les Enfers (ou dans l'air). | ||
| La fausse Héra, appelée Néphélé par la suite, donna naissance à Centauros qui engendra des juments de Magnésie les centaures. Une autre version raconte que c'est Néphélé elle-même qui fut la mère des centaures. | ||
| Les centaures habitaient le Pélion. Après leur bataille contre les Lapithes, ils furent chassés vers le mont Pholoé. Après le carnage commis pas Héracles, ou Chiron fut accidentellement tué, les quelques survivants se dispersèrent dans le Péloponnèse, avec l'aide de Poséidon, qui en cacha une partie. | ||
Giambattista Tiepolo |
Le cheval de Troie : Un des plus célèbres épisodes de la guerre de Troie, dans la mythologie grecque. Homère en parle dans l'Odyssée, et Virgile dans l'Enéide. | |
| Les Grecs assiègent la ville de Troie depuis dix ans, sans succès. Soudain, ils ont l'idée d'une ruse, destinée à endormir la méfiance des Troyens. Epéios, assisté par Athéna (ou parfois Ulysse, seul) fait construire un immense cheval de bois, dans lequel se cachent les Grecs. Un espion grec, Sinon, réussit à convaincre les habitants d'accepter l'offrande, malgré les mises en garde de Cassandre. | ||
| Les Troyens font donc entrer dans la ville le cheval de bois, et festoient. A la nuit tombée, les Grecs font leur sortie et prennent la ville. Ivres et fatigués, les soldats troyens ne peuvent pas résister. | ||
| Les hommes et les enfants mâles sont tués, les femmes et filles emmenées comme esclaves. | ||
| L'hippogriffe : Fruit d'un griffon (serres et ailes d'aigle, corps de lion) et d'une jument, il est originaire d'Europe, mais s'est vite répandu dans le monde entier. C'est un animal à tête d'aigle et au corps de cheval. Ses membres antérieurs peuvent être des jambes de cheval ou des pattes d'aigle avec de puissantes serres. |
Griffon, fin XVIIIè s
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| Les hippogriffes construisent leur nid à même le sol. Il y pondent un unique oeuf, qui éclot vingt-quatre mois plus tard. Après quelques semaines, l "oisillon" prend son envol. Il lui faudra cependant encore quelques mois pour suivre ses parents dans de longs trajets. | ||
| Il fut apprivoisé et dressé à l'origine par le magicien Atlante. Il vole plus vite et plus haut que n'importe quel oiseau. Sa vitesse de descente au sol est extraordinaire. | ||
| Sucseptible aux insultes, il faut toujours le regarder droit dans les yeux. Pour avoir une chance de le monter, il faut faire la révérence devant lui (toujours en le regardant dans les yeux) et attendre. S'il se courbe à son tour, on peut le caresser, et peut-être grimper sur son dos! Il semble que les spécimens blancs soient moins belliqueux que les noirs, les rouges, les dorés (ou autres d'ailleurs). | ||
| Xanthe et Balios : Chevaux tirés du monde d'Homère. Xanthe (Le Blond) et Balios (Le Pommelé) sont les deux chevaux préférés du héros Achille. "Ils sont difficiles, du moins pour les mortels, à maîtriser et à conduire, sauf pour Achille, dont une Immortelle est la mère" (Iliade, X, 402). Ils seraient né de l'union d'une Harpye, Podarge, et du dieu des vents, Zéphyr. | ||
| Pour ce qui est du nom de Xanthe, il semble assez courant à l'époque mycénienne. Hector possédait lui aussi un cheval portant ce nom. C'est aussi le nom d'un des chevaux des Dioscures (Castor et Pollux). Achille tient ses chevaux divins de son père, Pélée, qui les tenait lui-même de Poséidon ou Zeus (Iliade XXIII, 276 et XVII, 443). | ||
| Tout comme d'autres chevaux de légende, ils semblent avoir des facultés émotionnelles humaines. Xanthe a même reçu d'Héra le don de parler, cela pour annoncer à son maître sa mort. | ||
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